L’été, ses grands espaces, le bruit des vagues, l’air pur de la montagne et la magie des rencontres…Vivre ses moments uniques ne doit pas être un privilège, mais une évidence pour chaque jeune. 


Pourtant, 38% des Français ne partent pas en vacances cet été, et parmi eux, 52 % invoquent principalement un manque de moyens financiers (CSA Research). Parce que le sport et les vacances sont de formidables moteurs de confiance, d’épanouissement et de lien social, les équipes UCPA se mobilisent afin de permettre à chacun et chacune de pouvoir souffler avant la rentrée et de vivre de vraies vacances, comme tout le monde.


Découvre nos initiatives pour permettre au plus grand nombre de jeunes de prendre le large cet été !



Des vacances inclusives pour les jeunes adultes en situation de handicap


Partir en vacances, bouger en pleine nature et partager des moments simples sont des besoins fondamentaux. Pourtant, pour de nombreux jeunes en situation de handicap, l’accès aux loisirs reste un parcours du combattant, faute d’offres adaptées et d’accompagnement spécifique. 


Pour répondre à cette attente, les équipes UCPA ont mis en place des séjours adaptés où l’adaptation de la pratique, le matériel sportif, la sensibilisation des équipes, le recrutement d’animateurs spécialisés, permettent une inclusion des vacanciers à 100%. Grâce aux séjours adaptés, des jeunes de 18 à 35 ans, en situation de handicap mental, psychique ou atteints de troubles du spectre autistique, ont pu partir en vacances, été comme hiver, au cœur des centres UCPA. Repas et animation y sont partagés avec l’ensemble des vacanciers créant une dynamique collective fondée sur l’entraide, la confiance et la bienveillance. 


En parallèle, développés depuis 2012, des séjours handisports (handicap physique ou sensoriel) sont proposés aux jeunes en situation de handicap physique. Ces séjours leur permettent de développer leur confiance et leur dépassement de soi. Clémence, qui a participé à deux séjours cette année, revient changée : “Avant l’UCPA, je ne faisais pas de sport dans mon quotidien. J’ai eu la chance de participer à un séjour handiski et handisport l’été. En rentrant, je me suis rapproché d’une association sportive et maintenant je fais du volley et du basket inclusif !”


Et l’action de l’UCPA ne s’arrête pas aux grands départs. Pour ceux qui ne peuvent pas partir, l’accès au sport adapté se concrétise au plus près des lieux de vie. C’est tout le sens du PRISME, pôle de référence inclusif situé en Seine-Saint-Denis. Véritable symbole européen dédié au handisport et au sport pour tous, cet équipement unique permet à chacun, quel que soit son niveau ou sa situation, de pratiquer une activité sportive dans un cadre parfaitement adapté et accueillant.



Un été unique pour les étudiants boursiers 


Pour beaucoup d'étudiants, la période estivale est synonyme d’isolement ou de jobs d’été subis, bien loin des départs en vacances. Face à la hausse constante de la précarité étudiante et du prix des vacances inaccessibles pour eux, l’UCPA et ses partenaires proposent une solution concrète : des vacances sportives tout compris à petit prix avec le dispositif Un bus Un campus !


Grâce au soutien financier de l’ANCV et de l’Agence Nationale du Sport, les étudiants boursiers ont l’opportunité de partir dans un centre de vacances UCPA pour vivre une semaine d’évasion complète  : hébergement, restauration, matériel sportif et cours avec des moniteurs UCPA. 


L’été, en partenariat avec la FAGE et ses fédérations dans les territoires, les étudiants boursiers peuvent découvrir les joies du paddle, de la plongée, du voilier ou encore du kayak à l’UCPA de Sanary pour seulement 50 euros ! 


« Je pense que c’est une superbe initiative parce que des fois en tant qu’étudiant on a pas les moyens de se payer des activités qui coûtent assez cher sur la Côte d’Azur.» 


L’hiver, les jeunes ont également l’opportunité avec le Cnous et les Crous de vivre une expérience sportive enneigée en partant en breaks ski ou snow ! Des activités qui font rêver les jeunes qui n’ont pas la possibilité de pouvoir se payer des vacances aux sports d’hiver. Sur 1 500 jeunes, 45% partaient même pour la première fois à la montagne et découvraient le ski ou le snow.


Avec ce dispositif les jeunes peuvent ainsi découvrir et pratiquer une activité sportive, développer leur autonomie et rompre l’isolement à travers de nouvelles rencontres et de nouvelles amitiés. Si tu souhaites bénéficier de ce dispositif et partir en vacances, découvre tous les séjours avec Un bus pour Un campus à petit prix et pour en savoir plus sur le dispositif, c’est par ici !



Des loisirs au cœur des territoires, pour ceux qui ne partent pas 


  • Le Phare : 10 ans d’accès gratuit aux loisirs pour les familles


Pour de nombreuses familles en situation de précarité qui ne partent pas ou très peu en vacances, la période estivale peut accentuer l’isolement. C’est pour répondre à cette urgence sociale qu’a été créé le dispositif Le Phare.


Partout en France, 16 équipements sportifs gérés par l’UCPA, îles de loisirs, centres aquatiques ou encore des UCPA Sport Station, ouvrent leurs portes gratuitement pour accueillir les familles qui n’ont pas accès aux loisirs ou aux vacances. Au programme : baignade, escalade, football, accrobranche ou sport de raquette. Encadrées par les équipes UCPA et rendues possibles grâce à l’appui de partenaires caritatifs engagés, ces journées permettent de partager des moments uniques, de se dépenser, de retisser du lien en famille et faire une vraie coupure avant la rentrée. 


Concrètement, comment ça marche ? L’UCPA alloue chaque année un nombre de place à ses partenaires caritatifs nationaux ainsi qu’à ses équipes des sites sportifs de proximité. Les antennes locales se chargent ensuite de les attribuer aux familles de leur territoire. Chaque place offerte garantit un accès 100% gratuit à une activité sportive ou à un espace de baignade.


Depuis le lancement du dispositif en 2015, plus de 9 000 personnes ont pu accéder aux joies du sport et du plein air. Depuis plus de 10 ans, Le Phare évolue au plus près des besoins du terrain grâce à un réseau solide de partenaires engagés.


  • De la Ville à la Mer : lever la barrière invisible


Quand on ne peut pas partir en vacances, profiter d’une journée de loisirs à côté de chez soi est une première bulle d’air fondamentale. Mais certains enfants vivent directement à deux pas de la mer Méditerranée et n’en ont pourtant jamais profité…


C’est à travers ce paradoxe que l’UCPA à créé le dispositif De la Ville à la Mer. L’objectif ? Permettre à des jeunes marseillais de 6 à 25 ans, de rêver, d’oser et de rencontrer un monde si lointain et pourtant si proche de chez eux, la mer. 


Depuis la base nautique de la Pointe Route, les éducateurs sportifs de l’UCPA accueillent ces jeunes marseillais pour leur faire découvrir toute la richesse des sports nautiques : voilier, kayak, planche à voile, paddle… Autant de pratiques perçues comme inaccessibles qui deviennent enfin à portée de main. Au-delà d’une simple activité, le dispositif agit comme un levier d’émancipation et d’inclusion sociale pour la jeunesse marseillaise. Ces moments sont l’occasion pour eux de sortir de leur quartier et de quitter le cercle familial pour vivre des instants de liberté. Certains n’ont même jamais été à la mer avec leur famille ou n’ont jamais eu l’opportunité d’apprendre à nager.



L’émancipation par le sport dans les centres UCPA


Qu’il s’agisse d’un étudiant boursier, d’un jeune en situation de handicap ou d’une famille confrontée à la précarité, le sport et les vacances ne sont pas de simples parenthèses : ce sont de puissants outils de résilience et d’émancipation. En garantissant un cadre sécurisant, bienveillant et mixte, les différents dispositifs de l’UCPA mis en place permettent à chacun de tester ses limites, d’oublier le regard des autres et de se révéler capable.


En 2025, 106 000 jeunes ont pu se révéler à travers le sport et la vie en collectivité. Portés par les différents projets de solidarité de l’UCPA, ils ont mobilisé leurs capacités, repris confiance et vu leur sentiment de déclassement et d’isolement reculer.


Parce qu’apprendre à naviguer, grimper ou simplement partager un repas, c’est déjà commencer à reprendre sa place dans la société.


Un article de Manon Bourretere