Maintenance des voiliers : dans les coulisses de la flotte UCPA
PORTRAIT

Jonathan a découvert la voile il y a trois ans et demi, lors d'un premier stage en Corse. Depuis, le virus est bien là : il enchaîne les formations et s'apprête à passer sa Formation Initiale Monitorat (FIM). En décembre dernier, il a consacré une semaine entière à la maintenance des voiliers à la base de Lorient. Il nous raconte cette expérience.
« Savoir naviguer, c'est aussi comprendre et être acteur de la maintenance de son bateau. » — Jonathan
Comment en es-tu venu à participer à cette semaine de maintenance ?
Après avoir validé mon niveau 4 chef de bord en septembre, j'étais entre deux situations professionnelles. Je savais que la base avait souvent besoin de bras pour la maintenance, c'est quelque chose qu'on entend souvent en stage. J'ai donc proposé mes services. La responsable m'a dit : « Tu me dis la semaine où tu viens. » Et j'y suis allé. J'avais aussi des amis à Lorient, donc c'était l'occasion de conjuguer les deux !
Concrètement, qu'avez-vous fait pendant cette semaine ?
L'objectif était de préparer les bateaux pour le week-end suivant, mettre tout en ordre, faire les inventaires. On a aussi sorti un voilier de l'eau pour le caréner et le nettoyer avant son hivernage : karcher, déjaunissage… c'était un Sun Odyssey 389 Cassiopée, qui partait ensuite en chantier pour des travaux de structure. On a également remis en état un autre voilier qui sortait lui du chantier, finition de l'antifouling, mise à l'eau. Entre les deux, il y avait pas mal de petites opérations : lampes à remplacer, grand-voile à remettre, génois à sortir, un peu d'électronique…
Qu'est-ce que tu en as retiré sur ta vision du bateau ?
On voit vraiment la quantité de travail qu'il faut pour maintenir les bateaux en état de navigation. En tant que stagiaire, tu arrives et le bateau est prêt, tu ne vois pas ce qu'il y a derrière. Là, tu le vois. L'inventaire, la sécurité, l'équipement, c'est le chef de bord qui doit faire remonter les infos pour que la semaine suivante, rien ne manque. Cette expérience va changer ma façon de prendre en main un bateau.
Et l'ambiance pendant la semaine ?
Franchement très bonne ! On a mangé ensemble plusieurs midis, le jour du carénage on a fini à 13h30 et on est tous allés manger ensemble après l'effort. En décembre, c'est calme sur la base mais c'est aussi ça le charme et on a de la place dans les restos ! J’ai retrouvé l’ambiance UCPA même en restant à terre.
Un mot pour convaincre un bénévole hésitant à se lancer ?
On apprend toujours quelque chose. C'est concret, c'est varié, et ça te permet de sortir de ton quotidien. Pour moi, ingénieur de bureau, travailler de mes mains pendant une semaine, c'était aussi une vraie ressource. Et puis, au fond, ça permet de s'investir dans l'association, de tisser des liens humains et ça, c'est toujours précieux.